Réveil à Rimouski… sous la pluie ! Un peu, ça va, mais là, franchement, ça ne nous enthousiasme que moyennement. En plus ça fait tellement longtemps qu'on n'a « plu » vu un pommeau de douche que toute cette eau qui ne lave pas nous nargue !

Nous sommes juste à côte d'un grand et joli parc, mais après quelques pas à se mouiller les pieds, on déclare forfait. La balade sous la pluie c'était hier ! Et puis, plus on se mouille, plus le camion est mouillé : c'est qu'on a absolument rien pour se sécher.

Nous entamons donc un tour de Rimouski pour trouver un endroit sympa où se poser. Nous rêvons d'un petit café sympa, chaud, confortable, avec de l'électricité et du wifi… peut-être un feu ouvert ? Nous repensons avec envie à ce chocolat qu'on a bu à Ithaca fin octobre…

Non ! La ville est moche, les restos sont fermés, les rues sont désertes. L'office du tourisme, judicieusement placé devant une belle plage toute grise, nous permet de capter le wifi. Sentence : aucun bar sympa d'après Internet.

On va vers l'université, espérant trouver des cafés d'étudiants. Rien ! L'unversité, c'est un bâtiment paumé tout seul dans un grand parking. Beurk ! On reprend la route avec une pensée de compassion pour tous ces petits étudiants qui ne sauront jamais ce qu'est qu'un chouette campus universitaire ! Étudient-t-ils mieux pour autant ? Peut-être… Mais pensent-ils seulement parfois ?

La route, la route. GRISE. PLUVIEUSE.

Une accalmie nous met en joie. Nous nous arrêtons au premier village que nous croisons. C'est Saint-Ulric. Quelques maisons, la plage, un vieux fou qui a décoré sa maison comme un arbre de Noël, des travaux, la rivière blanche… Tout est moyennement intéressant, mais nous sommes si contents de respirer un peu d'air frais, pas trop humide !

Le vent souffle avec entrain : c'est lui qui a dû faire fuire les nuages. Nous l'utilisons pour faire sécher le camion. On ouvre toutes les portes, et sèche Moose ! Le vent s'engouffre d'un côté à l'autre, les plumes d'oies sèchent gentiment sur les portes du camion, l'odeur humide fuit vers des contrées plus sèches. Haaaa, ça fait du bien !

Mais… les gouttes reviennent, évidemment…

La visite du jardin de Métis est donc remise à plus tard : 40 dollars pour regarder des fleurs mouillées… BOF. Ce temps mauvais va-t-il nous empêcher de profiter de tous les beaux endroits que nous avons planifiés ? La déprime rode…

En plus, c'est un fait expérimenté et prouvé maintenant, la crasse nous rend bougon ! Après quatre jours sans douche, c'est la sonnette d'alarme ! À force de sentir mauvais, on commence à râler… Du coup, ben, nous prenons le taureau par les cornes et nous dirigeons vers Matane pour profiter de sa piscine !

La piscine de Matane La piscine est à côté du CEGEP. Au moins, ici, les étudiants peuvent nager ! Nous tournicotons et nous octroyons de grands détours pour trouver la piscine… nous devons attendre l'horaire prévu pour les longueurs. Que faire, sous la pluie, dans une ville peu atrayante, en attendant la piscine… ?

Heureusement, l'heure finit par arriver ! Nous trouvons même une piscine vraiment bien organisée et très propre. Quel bonheur !

Nous nous permettons même, furtivement, de remplir nos bidons d'eau dans les vestiaires. Furtivement, avec un bidon de 25 litres, ce n'est pas aisé, mais il n'y a plus personne ! Ouf !!

Maintenant nous sommes propres, et la bonne humeur est revenue. Nous décidons donc de ne pas nous laisser abattre de nouveau, et de plutôt chercher un endroit où boire une petite bière. Une rue principale, un panneau : La Fabrique, brasserie. Ouf, on dirait que la chance tourne enfin !

La bière est tellement délicieuse que nous nous sentons obligés de goûter les mets locaux : nous nous partageons une magnifique poutine au jambon de pays.

Haaaa… il en faut peu pour être heureux, à nouveau.

Fatigués mais contents, nous cherchons où nous parquer dans la ville. Nous trouvons des places à côté du parc et du bâtiment des ouvriers communaux. Pas tout à fait certains que nous pouvons vraiment stationner là, nous tentons tout de même le destin. La clé est bien rangée, nous sommes prêts à tout moment à sauter hors du lit et partir en trombe… Ça suffit pour me rassurer. Bonne nuit !

Rivière-du-Loup Les Jardins de Métis