Dimanche matin, réveil humide dans le minuscule parking d'une zone résidentielle de Rivière-du-Loup. Paul a fait une bonne recherche : personne n'est venu nous ennuyer ! Mises à part la pluie et les branches de tuya qui viennent de temps en temps caresser Moose, tout est calme.
Ce mini parking, il est là car nous sommes à côté du parc des chutes.
Tant pis pour la pluie, nous décidons de sortir de nos chauds sacs de couchage et de découvrir ce que le parc a à offrir.
De l'eau, du vert, des arbres, un sentier et puis… une énorme chute d'eau et la centrale électrique de Rivière-du-Loup !
Comme il y a des tables protégées de la pluie (qui tombe), nous décidons de retourner chercher le camion (la ville est moche !) pour déjeuner ici.
Nous ne nous laissons pas abattre par le mauvais temps : œufs, bacon, thé chaud… Si ce n'était nos murs de vent, ce serait super confortable !
On regarde la chute, on écoute la chute, on la photographie. C'est qu'elle est impressionnante. Elle rend les gouttes de pluie tout à fait insignifiantes. C'est comme si nous profitions incessamment des embruns de la rivière. Ca me plaît ! Retour sur Isa…

Paul me donne un cours sur les centrales électriques. À part nous, il n'y a personne, et nous pouvons fureter comme bon nous semble. Pas mal de grandes fenêtres nous permettent de regarder le fonctionnement des turbines.
Sinon, il pleut, il pleut, il pleut ! Il est déjà tard quand on quitte Rivière-du-Loup.
Le programme c'était de découvrir le fameux parc du Bic, donc tout le monde nous avait parlé. Mais dans cette pluie et ce brouillard constant, l'idée n'est pas très excitante ! Nous roulons !
Arrivés à Trois-Pistoles (oui, oui, ça existe !), nous nous arrêtons sur l'une de leurs fameuses aires d'autoroute avec centre infotouriste. Déception ! Pas d'eau, et les toilettes extérieures sont fermées. Quelle frustration : tant de pluie et de difficulté pour trouver un endroit où remplir nos bidons ! Chaque fois que nous nous arrêtons, les fontaines n'ont pas encore été réenclenchée. Il faut croire que la saison des vacances n'a pas encore commencé. D'ailleurs, il pleut, il pleut, il pleut.
Il y a un mini parc, avec une chute d'eau dans le fond, petite, mais vraiment jolie. Mais il pleut !
Un grand abris en bois avec plusieurs tables nous protège plus ou moins de la pluie et nous préparons des pancakes aux bleuets de compétition ; il faut dire qu'il était temps d'utiliser les super bleuets en promo que j'avais convaincu Paul d'acheter en masse…
Revigorés par ce petit souper bien américain, nous reprenons la route. Direction Rimouski. La Gaspésie ne nous apparaît pas pleine d'attraits, mais elle est peut-être inhabituellement bien grise ! Finalement, nous arrivons au parking que Paul a dégoté grâce à Google Maps. Un grand parking, près d'un parc, au bord de la ville. Il fait trop humide pour trouver le courage de marcher jusqu'au centre. Ce sera pour demain. Bonjour sac de couchage, bonjour les gouttes. Un sommeil parsemé de petits tambourins : la tôle de notre camion fait résonner chaque goutte avec entrain !