En ce 14 juin, « voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches » pour les 41 ans de mariage de Christine et Henri, et pour les 31 ans d'Anne-So la voyageuse.
Aujourd'hui, le ciel semble plus clément, en tout cas moins brouillé. Nous décidons donc de retourner sur nos pas, à Métis, pour voir son fameux jardin !
La route me semble plus jolie dans ce sens… probablement le sens du beau temps ! Et nous arrivons au jardin de Métis pleins d'impatience. Une grande journée parmi les fleurs et le « beau » temps. Chouette !
Pas grand monde une fois de plus. C'est que ce que nous considérons comme du beau temps ne l'est peut-être pas tout à fait objectivement. Deux dames à l'accueil nous fournissent tous les renseignements possibles et imaginables, et nous partons visiter la maison passive qu'elles nous ont conseillé de rejoindre pour profiter de la visite guidée.
La guide, c'est une étudiante qui n'a pas l'air de s'y connaître tant que ça. Je m'en rends compte après quelques questions et arrête donc de la persécuter de toutes mes demandes. La maison est magnifiques, les matériaux aussi. Que de beaux bois par ici !
Ensuite c'est parti pour le jardin, le magnifique jardin qui se croit au printemps en ce mois de juin.
Évidemment, le beau temps ne dure pas, et aux premières gouttes, tel un gentleman, Paul file me chercher mon parapluie au camion. Nous pouvons reprendre la visite !
De jardin en rocaille, de fleurs en arbustes, nous arrivons à la demeure des Reford, dont Elsie, la mère de famille, aidée de ses nombreux domestiques — quelle époque ! — a créé ce jardin. Elle y passait apparemment ses journées, du matin au soir, peu intéressée par les mondanités de la ville. Évidemment, je pense au jardin de Rowena Cade, mais Elsie ne peut entamer la compétition, elle avait bien trop de moyens quand Rowena n'avait rien !
La grande championne du jardin en juin, pour moi, c'est l'azalée ! Une allée d'azalées jaunes embaument d'une façon enivrante. J'y resterais toute la journée… Mais le temps passe, il faut y aller. Nous allons à Sainte-Anne-des-Monts.
Arrivés là-bas, le temps est gris à nouveau. Peut-être est-ce la raison pour laquelle je trouve la ville complètement inintéressante. Nénamoins, nous trouvons une belle table hexagonale sous un grand toit, juste à côté de l'eau et d'un parking. C'est parfait.
Abrités des gouttes, nous réhydratons notre soupe aux asperges lyophilisée. Pouaaa… c'est aussi agréable que le temps. Bien sûr, les gros grumeaux de poudre, que l'absence de fouet a laissés agglomérés, n'aident pas les arômes soi-disant naturels à se faire apprécier. On ne nous y reprendra pas ! La bouche poisseuse mais le ventre plein, direction le lit !