Mardi, le programme est plus cool mais le beau temps fuit. Nous allons visiter le jardin botanique, mon plaisir à Montréal. Pour y aller, nous traversons le parc olympique et admirons le béton, le béton, le béton, coulé là dans les années 70.
Le jardin, lui, est exceptionnel : les serres n'en finissent pas et le jardin n'est qu'espaces et recoins entre-mêlés.
Les serres se succèdent et ne se ressemblent pas : fougères, orchidées, arbres exotiques… il y a de tout et l'espace est reconstitué avec soin et beaucoup d'imagination : structure en béton couverte de liège pour offrir à vue d'œil ce qui se trouverait des mètres plus haut, cascades dans les pierres, plates-formes pour aller observer le haut des bananiers… Des perles d'inventivité !
Deux heures ont passé et nous n'avons pas encore commencé le jardin ! Direction… le restaurant ! Maman nourrit les moineaux bien habitués à ce genre de traitement. Nous sentons une pointe de culpabilité mais les piafs sont tellement drôles à observer qu'on ne résiste pas à leur donner des grains de riz.
Ensuite c'est le jardin, les fleurs amusantes qu'il ne faut pas oublier, les stephanos ? les… Nous prenons des photos pour nous en souvenir. Comme tout est différent des paysages que j'ai pu voir en hiver ! On pouvait s'y attendre mais c'est quand même surprenant de voir comme tout a explosé en trois semaines. Ici, on passe de l'hiver à l'été… le printemps se fait complètement avoir !
Il y a aussi les potagers, où nous prenons des idées d'aménagement pour Marche. Rendre aux légumes leur attrait et les présenter sous leurs plus beaux atours, tout en les rendant faciles d'accès pour les cueillir !
Dans le verger à lilas, papa retrouve les sensations du jardin du Cinquantenaire. Il se sent comme une petite souris dans sa propre vie, pour reprendre ses mots ! Dans le jardin japonais, il discute avec la guide nipomontréalaise qui nous explique les jardins de pierre et l'histoire du moine responsable de son entretien. Nous finissons par survoler l'arboretum : c'est comme ça, il faut toujours survoler quelque chose ; il y a toujours trop à voir.
Le soir nous retrouvons du courage pour faire le programme que j'avais prévu pour l'après-midi : le pont Jacques-Cartier et les îles Sainte-Hélène et Notre Dame, avec le parc Jean Drapeau, parc de l'exposition universelle. Nous grimpons le pont dans le noir et découvrons les lumières de la ville. Le saint Laurent est noir des dizaines de mètres plus bas et les industries et les tours se découpent dans le ciel. La visite du parc des expositions se fait de loin, nous observons la forme de la biosphère de loin, ancien pavillon des USA pendant l'expo, musée de l'écologie aujourd'hui. La journée fut encore une fois bien remplie…