
Mercredi matin, premier juin, Paul retrouve sa liberté et nous pouvons partir à la découverte du lac Saint Jean pour un petit trip de 5 jours. On range un peu, on va chercher la voiture de location, quelques courses, on est prêt ! Ce soir, un chalet le long d'une rivière nous attend, à nous le lac Bouchette.
Nous traversons la Mauricie, des km et des km de lacs et de collines chevelues ! Nous n'avons malheureusement pas le temps de visiter le parc de la Mauricie, mais prenons quand même le temps de discuter avec un « Mauricien » sur une aire d'autoroute dans la région !
Nous reprenons la route, et notre petite caravane ulcère les camionneurs… c'est que nous avons l'extrême audace de respecter les limitations de vitesse, mais nous ne sommes plus sur l'autoroute, dur dur de dépasser. Mes parents ont même une sacrée émotion juste avant d'arriver au chalet : alors que nous tournons pour le petit chemin en terre, un camion impatient manque de nous aplatir comme une crêpe !
Arrivés à Bouchette, on galère un peu pour trouver le chalet, et la route pour y accéder m'effraie ! Une route de terre qui n'en finit pas, avec des pierres et des trous en veux-tu, en voilà, et de jolies pentes à pic qui me semblent jouables avec un 4x4, mais pas notre camion ! Je finis par partir en éclaireur à pied pour sonder la dernière rampe d'accès au chalet… Je pense : « Non, non », les garçons sont déjà parqués !
Que d'émotions ! Mais voilà, les voitures sont en un morceau le long du chalet, le chalet est en un morceau le long de la rivière, la porte s'ouvre grâce au code qu'André, le proprio, nous a envoyé, et nous allons pouvoir passer une soirée confortable dans ce petit chalet coquet.

On visite les lieux avec les derniers rayons du soleil.
Le porche bien protégé des moustiques avec des chaises confortables offre une vue imprenable sur le lac.
Les chambres toutes de bois vêtues nous donnent déjà envie de plonger dans les lits moelleux.
Le lac, un peu sauvage, un peu désordonné, dont les eaux stagnantes sont secouées par le petit ruisseau, amène cette atmosphère typique au Canada : une solitude calme et vivante !
Mais il est temps de s'affairer, d'ouvrir toutes les armoires pour choisir nos armes : un grand plat pour le roast-beef, une petite casserole pour les macaronis, assiettes et couverts pour la table et puis… des verres pour un petit coup de rouge bien mérité !
Voilà, le repos du guerrier, la halte du voyageur. Nous n'avons qu'une nuit a passer dans ce petit coin de paradis, il a été difficile d'accès, mes parents doivent se demander ce qui les attend pour la suite… Mais, qu'on est bien !
Un petit air de guitare pour finir la soirée. « C'était quoi les accords encore ? » « Mais qu'est-ce qu'on chantait au coin du feu ? » Les accords grésillent à la place du feu qu'on n'a pas le courage d'allumer. Les notes pleuvent dans la nuit, au lit !