Le troisième jour commence déjà. Aujourd’hui, après la Montérégie au sud, nous nous dirigeons vers le nord et les Laurentides. Nous avons prévu pour cette journée des parcs que nous avons découverts sous la glace un mois auparavant : les chutes Dorwin et Monte-à-Peine-et-des-Dalles.

Des petits chemins au bord de l'eau aux escaliers dans la forêt, le parc de la Dorwin n'est pas grand, mais il y a beaucoup d'eau à écouter et admirer !

Même sans glace, la rando vaut le détour !

Les moustiques nous attaquent franchement près de Rawdon ; nous nous tartinons allègrement de pommade mais les victimes sont là : maman se fait dévorer sans pitié.

Pourtant le cadre en vaut les piqûres !

La cascade est vertigineuse et il faut chercher la fameuse « tête du sorcier, » le méchant, celui qui a voulu contraindre la jolie indienne à l'épouser… Les mythes se ressemblent tous un peu partout !

Nous dégringolons les escaliers et changeons de point de vue. La casacade est belle vue d'en haut, mais de face, quelle puissance !

Nous suivons le cours (paisible ?) de la rivière. Les dentelles de glace ont disparu mais le printemps bien installé est beau à observer.

Nous dînons sur un gros caillou au soleil et évaluons la vitesse de la rivière en jetant des fleurs de pissenlits dans le courant. De quoi donner de mauvaises idées aux petites filles qui passent près de nous et que leur mère a déjà bien du mal de garder hors de l'eau !

Les moustiques ne nous laissent pas faire la sieste, alors nous reprenons notre tour du parc. La rivière à gué qu'il faut quand même traverser comme un équilibriste pour ne pas se mouiller les pieds, une petite île aux moustiques encore plus nombreux, des aires marécageuses (ce qui explique cela…) et le retour à la cascade du sorcier pour un dernier au revoir !

Nous reprenons la voiture et nous aventurons sur le chemin caché et caillouteux du parc des Chutes-Monte-à-Peine-et-des-Dalles.

Quelques pas et déjà le spectacle s'offre à nous : grande vue sur le Canada comme on l'imagine, de l'eau et des sapins !

Ensuite c’est l’escalier abrupt pour aller admirer la chute, près de laquelle des jeunes plongent effrontément dans l’eau froide, devant les panneaux « baignade interdite ».

Évidemment, papa décide d’aller discuter avec eux, trouve un parent lié à quelqu’un quelque part, leur fait raconter un peu leur vie et apprend qu’a Rawdon on ne dit pas hareng mais « hhariiiing ». L'apprentissage de la langue se fait à tout moment !

Le soleil est bas, la journée a été longue ; retour à Montréal !

La Montérégie Le chalet du Mont-Royal