La houle se calme enfin et nous revivons! Les journées ne sont toujours pas très actives mais en ce mercredi 7 octobre nous avons bon espoir! Demain nous devrions voir les côtes américaines, le soleil est revenu et l'océan est presque sage.
Cherchant les dauphins et les tortues nous avons vu de loin un groupe de mammifères marins qui ressemblaient à de petites baleines. En cadence leurs ailerons sortaient de l'eau tels les pales d'un moulin et une bruine sortait de temps en temps de leur tête. Impossible de déterminer ce que nous avons vu, mais c'était bien joli. Peut-être recroiserons-nous ces ONNI?
La surprise majeure de la journée restait pourtant à venir. Alors que nous discutions avec nos amis passagers autour d'une petite bière dans notre cabine après avoir regardé ensemble "One flew over the cuckoo's nest", l'officier de garde frappa à notre porte avec un mot à la bouche: Northern lights. Comme d'habitude, évidemment, avec mes merveilleuses oreilles, je ne compris quedalle, mais vu l'élan général de dynamisme alors que dix secondes plus tôt nous marmonnions gentiment devant nos chips, je sortais comme tout le monde m'attendant à la vague de l'année, à un bateau sur le radar, à un dauphin phosphorescent? Non, un ciel étoilé magnifique, la voie lactée, et puis une lumière bizarre et diffuse au bout de l’horizon... Nous étions pourtant bien "à mille mille" de toute région habitée. Pas d'autoroute chez papa Noël que je sache? Cônes et bâtonnets se régénérant, la lumière apparut finalement comme des filaments montant dans le ciel noir... Notre première aurore boréale.